Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 2
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Le courage est une affaire de volonté et de force de caractère. Qui peut se vanter de n'avoir jamais craint le danger ? La peur est comme la colère, toutes deux, mauvaises conseillères ! Le fanfaron se croit invulnérable, mais devant l'adversité, où se trouve son courage ? Que faire en pareil cas quand on a une épée de Damoclès sur la tête ? Crier ? Ne servirait à rien si le voleur est prompt à vous assassiner. Cet événement insolite auquel je fus confrontée me laissa tremblant d'effroi.
À chaque naissance, mes parents déménageaient. Le logement devenait trop petit au fur et à mesure que la famille s'agrandissait. Le besoin d'une maison plus spacieuse se faisait sentir. La Villa Allenda avait le confort indiscutablement inespéré pour nous. La villa était vaste et luxueuse. Deux entrées principales, l'une rue des Quais, l'autre rue Moulay Youssef. Deux autres issues donnaient accès à deux cours intérieures. La maison contenait plusieurs grandes chambres à coucher. Ma mère avait organisé l'aménagement des chambres, en fonction de sa grande famille. Deux par chambre, c'était le plus qu'elle pouvait faire. Je devais cohabiter avec ma sœur Odette, mais elle n'acceptait pas les compromis. C'était vraiment une peste. Impossible de s'entendre avec elle. J'aimais lire, le soir, avant de m'endormir, mais mademoiselle ne supportait pas la lumière. Sa hargne me rendait malade.
- Éteins la lampe, je veux dormir !
- Non, je lis. Laisses-moi tranquille ; il est à peine 9 h !
- Maman, je veux dormir ! Nonie ne veut pas éteindre la lumière ! Il est tard et j'ai sommeil. Maman dis-lui d'éteindre !
- Non ! Mais quel casse-pieds cette sœur !
De ce fait, maman m'attribua la petite chambre qui servait de boudoir, au fond du couloir. J'avais une chambre à moi toute seule. Petite mais intime. J'acceptai d'emblée l'offre de maman, trop heureuse de pouvoir enfin lire à ma guise. Je remerciai maman en l'embrassant affectueusement.
- La chambre te convient-elle? me demande maman.
- Parfaitement! Je serai très bien dans cette petite chambre.
Dans un angle de la pièce, une armoire murale à deux battants servait de coffre-fort à mon père. Un cadenas tenait lieu de clé. Tous les secrets de famille se trouvaient à l'intérieur (papiers de famille, argent et bijoux; que sais-je encore !). A chaque extrémité du couloir se trouvait une issue de sortie. Ma chambre avait pignon sur la rue Moulay Youssef. Cette porte restait constamment fermée en raison de mon installation dans cette pièce. Je m'installai confortablement. Un lit, une petite table et une lampe de chevet suffisaient à mon confort. J'avais le calme et le plaisir de lire. Les portes d'entrée fabriquées en bois massif, avaient une partie du haut en vitrail et garni de fer forgé. Quand la lune apparaissait, elle reflétait sa lumière à travers la vitre. De l'extérieur, on n'y voyait rien, mais à l'intérieur le clair de lune irradiait la chambre. Cette petite chambre où je me sentais à l'aise était mon havre de paix. Je respirais la tranquillité. La porte de ma chambre donnait accès au grand couloir. Elle n'était jamais fermée à clé. Cela ne me gênait pas ; je pouvais, au gré de mes fantaisies, la laisser ouverte ou fermée. La cuisine, grande et large, donnait accès à deux cours intérieures. Le soir, la porte de la cuisine était toujours fermée de l'intérieur. On ne sait jamais et pour cause ! S'introduire chez nous par le grand portail du voisin était chose impossible. Le portail en fer forgé avait une hauteur de 3 mètres. De plus, il y avait des pointes aigües sur le haut du portail. Une fois par mois mon père rendait visite à sa vieille mère qui demeurait à la ville voisine. C'était un rituel d'amour filial. Il partait le vendredi soir et passait la fin de semaine chez ma grand-mère. L'absence de mon père ne nous inquiétait nullement. Mais, ce vendredi-là, je fus prise de panique, me sentant menacée par une nuit sans lune. À quinze ans j'avais le sommeil léger; même le vol d'une mouche me dérangeait. Il est une heure du matin quand tout à coup, je sens mon lit bouger. Je me réveille aussitôt. Les yeux grands ouverts, je ne vois rien. La chatte noire, Minou aime à s'allonger au pied du lit. J'essaie de la repousser avec mes pieds. Aïe! Quelque chose de bizarre me fait craindre le pire. Ce n'est pas Minou. J'ai la sensation de ne pas être seule dans ma chambre. Cette pièce est si petite qu'on pourrait se toucher en tendant les bras. Est-ce que je rêve? Une pensée me traverse l'esprit. Je crois qu'il y a un intrus dans ma chambre. Que dois-je faire? Je réfléchis rapidement en prenant soin de ne pas éveiller ses soupçons.
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Le courage est une affaire de volonté et de force de caractère. Qui peut se vanter de n'avoir jamais craint le danger ? La peur est comme la colère, toutes deux, mauvaises conseillères ! Le fanfaron se croit invulnérable, mais devant l'adversité, où se trouve son courage ? Que faire en pareil cas quand on a une épée de Damoclès sur la tête ? Crier ? Ne servirait à rien si le voleur est prompt à vous assassiner. Cet événement insolite auquel je fus confrontée me laissa tremblant d'effroi.
À chaque naissance, mes parents déménageaient. Le logement devenait trop petit au fur et à mesure que la famille s'agrandissait. Le besoin d'une maison plus spacieuse se faisait sentir. La Villa Allenda avait le confort indiscutablement inespéré pour nous. La villa était vaste et luxueuse. Deux entrées principales, l'une rue des Quais, l'autre rue Moulay Youssef. Deux autres issues donnaient accès à deux cours intérieures. La maison contenait plusieurs grandes chambres à coucher. Ma mère avait organisé l'aménagement des chambres, en fonction de sa grande famille. Deux par chambre, c'était le plus qu'elle pouvait faire. Je devais cohabiter avec ma sœur Odette, mais elle n'acceptait pas les compromis. C'était vraiment une peste. Impossible de s'entendre avec elle. J'aimais lire, le soir, avant de m'endormir, mais mademoiselle ne supportait pas la lumière. Sa hargne me rendait malade.
- Éteins la lampe, je veux dormir !
- Non, je lis. Laisses-moi tranquille ; il est à peine 9 h !
- Maman, je veux dormir ! Nonie ne veut pas éteindre la lumière ! Il est tard et j'ai sommeil. Maman dis-lui d'éteindre !
- Non ! Mais quel casse-pieds cette sœur !
De ce fait, maman m'attribua la petite chambre qui servait de boudoir, au fond du couloir. J'avais une chambre à moi toute seule. Petite mais intime. J'acceptai d'emblée l'offre de maman, trop heureuse de pouvoir enfin lire à ma guise. Je remerciai maman en l'embrassant affectueusement.
- La chambre te convient-elle? me demande maman.
- Parfaitement! Je serai très bien dans cette petite chambre.
Dans un angle de la pièce, une armoire murale à deux battants servait de coffre-fort à mon père. Un cadenas tenait lieu de clé. Tous les secrets de famille se trouvaient à l'intérieur (papiers de famille, argent et bijoux; que sais-je encore !). A chaque extrémité du couloir se trouvait une issue de sortie. Ma chambre avait pignon sur la rue Moulay Youssef. Cette porte restait constamment fermée en raison de mon installation dans cette pièce. Je m'installai confortablement. Un lit, une petite table et une lampe de chevet suffisaient à mon confort. J'avais le calme et le plaisir de lire. Les portes d'entrée fabriquées en bois massif, avaient une partie du haut en vitrail et garni de fer forgé. Quand la lune apparaissait, elle reflétait sa lumière à travers la vitre. De l'extérieur, on n'y voyait rien, mais à l'intérieur le clair de lune irradiait la chambre. Cette petite chambre où je me sentais à l'aise était mon havre de paix. Je respirais la tranquillité. La porte de ma chambre donnait accès au grand couloir. Elle n'était jamais fermée à clé. Cela ne me gênait pas ; je pouvais, au gré de mes fantaisies, la laisser ouverte ou fermée. La cuisine, grande et large, donnait accès à deux cours intérieures. Le soir, la porte de la cuisine était toujours fermée de l'intérieur. On ne sait jamais et pour cause ! S'introduire chez nous par le grand portail du voisin était chose impossible. Le portail en fer forgé avait une hauteur de 3 mètres. De plus, il y avait des pointes aigües sur le haut du portail. Une fois par mois mon père rendait visite à sa vieille mère qui demeurait à la ville voisine. C'était un rituel d'amour filial. Il partait le vendredi soir et passait la fin de semaine chez ma grand-mère. L'absence de mon père ne nous inquiétait nullement. Mais, ce vendredi-là, je fus prise de panique, me sentant menacée par une nuit sans lune. À quinze ans j'avais le sommeil léger; même le vol d'une mouche me dérangeait. Il est une heure du matin quand tout à coup, je sens mon lit bouger. Je me réveille aussitôt. Les yeux grands ouverts, je ne vois rien. La chatte noire, Minou aime à s'allonger au pied du lit. J'essaie de la repousser avec mes pieds. Aïe! Quelque chose de bizarre me fait craindre le pire. Ce n'est pas Minou. J'ai la sensation de ne pas être seule dans ma chambre. Cette pièce est si petite qu'on pourrait se toucher en tendant les bras. Est-ce que je rêve? Une pensée me traverse l'esprit. Je crois qu'il y a un intrus dans ma chambre. Que dois-je faire? Je réfléchis rapidement en prenant soin de ne pas éveiller ses soupçons.
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